Dans les années 30, arrivé à la soixantaine après une belle carrière professionnelle, mon arrière-arrière-grand-père, Oswald Mennesson, désirait créer une automobile originale et racée. Malheureusement pour ce projet ambitieux, des rivalités familiales n'ont pas permis de tomber sur un accord pour la mise en production. Les intérêts divergents de la grande série et d’une forme d'élitisme tendant vers l'ascèse. Le destin tragique des grands carrossiers français après la seconde guerre mondiale a finalement donné raison aux promoteurs des produits de grande série. Loin de ces discordes ou de contraintes économiques de production, j'ai repris le flambeau de la passion pour réaliser une oeuvre d'art cinétique rendant hommage à mon ancêtre et son dessin de 1937. Afin de profiter au mieux de l'aspect cinétique de cette réalisation, le design Streamline a été transposé sur une base mécanique moderne qui rend l'utilisation quotidienne facile tout comme l'entretien dans le réseau Mercedes-Benz. En témoignent les nombreux articles dans la presse ou les photos sur internet. Pas de vidange à faire tous les 400 kilomètres, pas de freins à câble aux quatre coins de l'auto qui ont tendance à se détendre et déséquilibrer l'auto au freinage. Ici, il y a l'ABS. J'ai réussi à conservé les proportions du nombre d'or sur la carrosserie. Ce fameux nombre qui fait que les proportions d'un objet les respectant nous semble familier.

C'est en hommage à mon aïeul que cette voiture porte son prénom.

Tout d’abord, la voiture a été modélisé et le dessin protégé

Après validation du prototype par quatre années d'utilisation et des dizaines de milliers de kilomètres parcourus (34000 évoluants en ce début d'année 2016), il est temps de mieux expliquer la démarche. Cinq générations plus tard, le nom de Mennesson va de nouveau être associé à la production automobile.

 Il me semble que c’est Terry Cook qui a dit qu’une accélération bestiale est de l’émotion vite envolée alors que le style est éternel. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette idée et j’aime bien cette citation de Burt Munro qui dit que 5 minutes sur sa machine peuvent donner plus d’émotion que dans toute une vie.

J’ai aperçu cette sensation avec la civic 4 roues motrices et directrices de 800cv mais je dois reconnaitre que la notion d’éternité s’effleure avec l’Oswald, pas la civic.

Dans les années 1930, le luxe automobile se traduisait par l'achat d'un chassis et d'une motorisation chez un constructeur (Talbot, Delahaye, Hispano-Suiza, Delage et d'autres) puis on allait le faire habiller chez un carrossier tel que Figoni & Falaschi, Pourtout, Letourneur & Marchand, Chapron ou Saoutchik comme dans l'univers français de la haute-couture.Je me permets de faire un bref rappel de mes références de grands carrossiers français (liste non-exhaustive):

Talbot Lago Figoni & Falaschi 1938

Hispano-Suiza "Dubonnet" Saoutchik 1937

Delahaye 135 Figoni & Falaschi 1936

Une fois le design définitif établi, j’ai scanné l’auto en 3D et j’ai posé un copyright



Scan 3D (précision au 1/100mm) en cours pour mise en production à l'échelle 1/24, 1/43 et échelle 1 (avec le V12 turbo).

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Il faut garder à l'esprit que ces autos des années 30 étaient les aigles de la route, tant au niveau du style, du confort ou des performances. On ne peut pas, à mon sens, prétendre renouer avec cette émotion automobile dans notre monde actuel sans travailler sur ces trois axes.




Petite visite chez CarGlass avant la peinture finale:


photos sur la route:














Voici un petit film bien sympa et humoristique où l'on peut voir l'auto, n'hésitez pas à liker le travail de Mathieu sur sa page facebook!

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L'auto a été présentée en novembre 2017 à Epoqu'Auto à la vente aux enchères de Maître Osenat.


Un accueil très enthousiaste d'une manière générale; quelques snobs qui aimeraient faire tâche d'huile en proclamant leur expertise critique sur internet pour dénigrer l'objet mais la plupart des personnes comprennent l'aspect artistique et se concentrent sur l'émotion cinétique.


A Monaco:


A St-Paul de Vence: